Association Les Amis de L'Isle Adam

 Vestiges de la Seconde Guerre mondiale

                       encore visible en forêt de Cassan

 Plus de 65 ans se sont écoulés depuis la fin de la guerre, mais les traces de ce conflit sont toujours bien présentes en forêt de Cassan. Le sol est encore bouleversé par les nombreux trous de bombes. Quelques vestiges ont échappé à la destruction totale occasionnée par les milliers de bombes déversées par les Alliés entre le 5 juillet et le 18 août 1944.

    Nous évoquerons seulement les vestiges les plus caractéristiques, sachant qu’il faudrait une visite approfondie de la forêt pour faire un inventaire précis.

 Chemin des 3 sources


  Un peu après l’étang des 3 Sources, sur la gauche du chemin en allant vers la clinique Conti, on aperçoit le soubassement en béton et briques rouges d’une des trois tours d’observations qui protégeait le camp de Cassan contre toute intrusion : terrestre ou aérienne. Ces tours, probablement construites en bois, d’une dizaine de mètre de hauteur,  se trouvaient regroupées dans un rayon de 50 m. Elles se terminaient par une plateforme pouvant recevoir une mitrailleuse lourde anti-aérienne.

    Toujours le long de ce chemin, cette fois sur le côté droit en allant vers la clinique Conti, on trouve deux citernes : une en bordure de la route de la Garenne en forêt (proche de la clinique), la seconde entre le rond Point des Héros et la stèle aux fusillées du maquis de Ronquerolles (à environ 30 m à l’intérieur de la forêt).

 

Sur la butte du Kiosque dépendant de la commune de Mours (entre le centre commercial du Grand Val et l’Oise).

 On trouve trois pas de tir en béton de la Défense Anti-Aérienne allemande (Flak de 88 mm). Ces batteries assuraient la défense du camp contre les incursions des avions alliés. Elles étaient complétées par d’autres batteries sur les communes de Presles, de Jouy-le-Comte, sur le plateau de Parmain et aux Vanneaux. Ces pas de tir sont encore en bon état.

    Ils sont accompagnés de six bâtiments enterrés de forme à peu près identique : toiture plate en béton recouverte de gazon pour le camouflage, cloisonnage interne en briques rouges. Ces bâtiments servaient au logement temporaire des serveurs des batteries (isolés du reste du camp), au stockage des munitions et dont un réservé aux commodités (lavabos, douches, WC), auprès duquel se trouve un puisard pour la récupération des eaux usées. Ces divers bâtiments sont reliés entre eux par un gros câble pour assurer la neutralité du site face à des accidents d’ordre magnétique.

    Enfin on a pu identifier aussi deux abris anti-aériens où le personnel pouvait se protéger en cas de bombardement du site.

    Tous ces vestiges sont regroupés dans une surface d’environ 2.500 m². Il est possible que d’autres bâtiments aient disparu suite aux bombardements alliés ou aient échappés à notre vigilance.

 

A proximité de la table de Cassan


 On peut encore apercevoir un bassin et des vestiges du quai de débarquement longeant la double voie de chemin de fer qui desservait le camp de Cassan (sur une longueur d’une cinquantaine de mètres environ). La gare se trouvait à la hauteur de la table de Cassan. Il ne reste plus de traces de la voie de chemin de fer, car après la Libération une bonne partie des rails a été récupérée par des ferrailleurs. Il est possible aussi que des parties de voies aient été enfouies par les bombes. Cette voie, à écartement standard, se raccordait au réseau SNCF de la région Nord à hauteur de Mours et se trouvait dans une tranchée d’environ 1,5 m de profondeur et 3 m de large. On voit encore aujourd’hui ce profit en creux en partie remblayé.

    Le long de la voie aux Vaches, sur la gauche en venant du centre ville, on trouve aussi une citerne (réserve d’eau) à environ 100 mètres de la route Conti.

  

A proximité du centre commercial du Grand Val, en lisière de la forêt


 On trouve aussi 2 citernes à eau et un bâtiment enterré (du style de ceux de la butte du Kiosque).

    Les 5 citernes identifiées dans le bois de Cassan, sont construites dans le même style et sont disséminées dans la forêt. Elles étaient sans doute prévues pouréteindre un incendie provoqué par l’explosion des munitions stockées lors d’un raid des Alliées ou un incendie accidentel.

    A part ces vestiges, on remarque dans l’ensemble de la forêt de nombreuses ruines de bâtiments en briques rouges. Les Allemands avaient construit près de 300 bâtiments de plein pied (semi enterré), espacés d’environ 50 m, utilisés essentiellement pour le stockage des munitions. Un système de protection antimagnétique avec un réseau de câbles enterrés, reliant toutes les installations entre elles avec paratonnerre, assurait la neutralité du site face à des accidents d’ordre magnétique.  Le seul bâtiment encore en état se trouve dans l’enceinte du centre naturiste situé sur la voie aux Vaches (non visible de l’extérieur).

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