Association Les Amis de L'Isle Adam

Michel PONIATOWSKI

(1922 - 2002)


     Fils aîné de Casimir Poniatowski et d’Anne de Caraman-Chimay, il voit le jour le 16 mai 1922 à Paris. Adolescent patriote, il s’engage dès les années 40 dans les chantiers de jeunesse de Villard-de-Lans. A 21 ans, en 1944, il est parachuté dans le maquis de la Drôme et participe à de nombreuses opérations dont la libération de Montélimar, Valence, Grenoble. Blessé au bras à l’approche des Vosges, il effectue une brève convalescence dans la maison familiale du Rouret dans le Midi et repart au front.  


        La guerre terminée, il épouse le 28 février 1946 Gilberte de Chavagnac, puis entre à l’E.N.A. en vue de faire carrière dans l’administration. Le ministère des finances l’envoie en mission au Maroc où il restera jusqu’en 1953.
    Il occupe ensuite successivement les fonctions d’Attaché financier auprès de l’ambassadeur de France à Washington (1955), de directeur du cabinet du ministre des finances Pierre Pflimlin (1956), de directeur des Assurances au ministère des Finances (1963). Il est élu député du Val-d'Oise en 1967. En mars de la même année, il est nommé Secrétaire Général de la Fédération Nationale des Républicains Indépendants.
    Après l'accession de Valéry Giscard d'Estaing à la Présidence de la République, dont il fut le directeur de campagne, il est nommé le 29 mai 1974 « ministre d'État - ministre de l'Intérieur ». Il occupera ce poste jusqu’au 30 mars 1977. Il sera aussi élu Président de la confédération des Républicains Indépendants de 1975 à 1977.
    Son engagement politique l’amène à occuper différents postes : co-fondateur de l’UDF, membre de la commission des Affaires Étrangères, de la Défense et des Forces Armées, puis député européen de 1979 à 1989, année où il est élu sénateur du Val d’Oise, du 10 janvier 1989 au 1er octobre 1995 avant de se retirer progressivement de la vie publique. Recherchant le calme et la quiétude de sa maison familiale du Rouret qu’il aime tant, il rédige ses mémoires. Il décède le 15 janvier 2002.
Après des obsèques dans l’intimité familiales, un hommage solennel lui est rendu, le 24 janvier, en l’église Saint-Louis des Invalides. Tous ses anciens compagnons d’armes, les nombreux représentants du monde politique qu’il avait côtoyé, et grand nombre de ses amis sont présents à la cérémonie. Enfin, à l’occasion d’une grande messe célébrée en l’église Saint-Martin de L’Isle-Adam, les Adamois rendent un dernier hommage à celui qui a tant fait pour la rénovation et l’embellissement de leur commune.
    Michel Poniatowski ne fut pas seulement un homme politique de premier plan, mais aussi l’auteur de nombreux ouvrages historiques et politiques : Talleyrand aux Etats-Unis, Talleyrand et le Directoire 1796-1800, Louis-Philippe et Louis XVIII, Lettre ouverte au président de la République, Les choix de l’Espoir, Conduire le changement, Garnerin : le premier parachutiste de l’histoire, Le socialisme à la française, Talleyrand et le Consulat, Talleyrand et l’ancienne France, Talleyrand Périgord 1789-1799, Talleyrand, les années occultées 1789-1792, L'avenir n'est écrit nulle part, La catastrophe socialiste, Que survive la France, l’Europe ou la mort, L’histoire est libre…. sans oublier ses Mémoires qui hélas resteront inachevées.
 


Michel Poniatowski, maire de L’Isle-Adam

     Alors député du Val d’Oise, il tombe amoureux de L’Isle-Adam, tout comme l’avait fait Balzac 150 ans plus tôt. Maire de 1971 à 1999, il va pendant 28 années complètement transformer sa ville pour lui donner un cadre agréable où il fait bon vivre, mais aussi pour la faire entrer de plein pied dans le XXIe siècle. Les réalisations citées ci-dessous donne une idée de l’immense tâche accomplie.

En matière d’urbanisme, il poursuit la construction de la résidence du Bois de Boulogne, engage la réalisation des 500 pavillons de Cassan et du quartier de la Garenne.
Dès 1972, un programme d'amélioration de l'éclairage public est mis en oeuvre avec l’adoption de lanternes décoratives. Il fait aussi aménager la place du Pâtis. Les berges de l'Oise sont restaurées, et les deux anciennes passerelles sur l’Oise reconstruites.

    Dès 1974, la commune met en chantier un réseau d'évacuation des eaux usées, qui n'existait jusqu'alors que sous la Grande Rue. Une nouvelle caserne des pompiers est construite.
L’extension de la ville amène aussi à l’achat et à la construction de nouveaux bâtiments. En 1978, achat du Castelrose en vue d'y loger une partie des services municipaux. En 1981, transformation après achat de la maison Colas, afin d'y installer la Bibliothèque municipale. Dans son jardin sera édifié la maison de l’Amitié ; en 1986 : inauguration de la station d’épuration, et de la recette locale ; en 1990, ouverture du nouveau commissariat de police dans l’ancienne maison Art Déco ayant appartenue à Henri Sulpice, le fondateur de la plage de L’Isle-Adam….
Les lycéens et les écoliers ne sont pas oubliés dans l’immense chantier entrepris pour moderniser la ville. Les écoles maternelles de Cassan et du Bois de Boulogne sont ouvertes respectivement en 1973 1975 ; l’école primaire de Cassan est ouverte en 1976 ; l’école maternelle de la Garenne et de la halte garderie, ainsi que l’extension du groupe scolaire Albert-Camus sont inaugurés en 1990.
    Le collège est réhabilité et en 1985 le lycée Fragonard ouvre ses portes.
Les équipements sportifs font aussi l’objet d'une attention particulière : construction de la piscine intercommunale, importants aménagements du stade Philippe Grante. Mais l'opération la plus importante sera l'achat de la plage, en 1981. Cette acquisition fait entrer dans le patrimoine municipal, un instrument exceptionnel pour le développement du sport et du tourisme.
La protection de l’environnement de la ville et de ses monuments fait aussi l'objet de nombreuses mesures. Dès 1972, la municipalité engage la restauration du Pavillon Chinois ; en 1974, elle fait l'acquisition de l'île de Champagne ; Elle fait aussi restaurer l’église et en particulier sa toiture et son portail, réhabiliter des étangs, créer de nombreux espaces verts. En 1990, ouverture du second espace sportif de la ville ; en 1998, inauguration du centre d’art Jacques Henri Lartigue, installé dans l’ancien « Petit hôtel Bergeret »…..
Dans le domaine social, extension de la fondation Chantepie-Mancier, ….
Pour assurer la création d’emplois sur la commune : ouverture en 1991 du centre commercial du Pont des Rayons et de sa zone d’activité ; en 1993, installation d’un service de la Caisse d'Epargne,…


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