__________Association Les Amis de L'Isle Adam________


Jean Droit (1884 - 1961)


     Il appartient à la grande famille des peintres qui choisirent L’Isle-Adam comme résidence.

      Né en 1884 en Lorraine, à Laneuveville (près de Nancy), il va passer sa jeunesse à Charleroi en Belgique où son père dirige une glacerie chez Saint-Gobain. C’est là qu’il fait ses débuts artistiques. Il expose à Bruxelles à la galerie du Roy, à la galerie de l’Art Belge. Ses dessins et ses aquarelles connaissent rapidement un grand succès auprès du public.

      Le 3 août 1914, il rejoint son unité, le 226ème régiment d’infanterie de Nancy ; le sergent Jean Droit se retrouve lieutenant en 1918, après avoir participé aux batailles du Grand Couronné, d’Artois, de Verdun, de la Somme, des Flandres, etc. Sur le Front, il continue à exécuter dessins et aquarelles que publie le journal « L’Illustration » et compose des affiches. Blessé, il est conduit à l’hôpital militaire où il fait la connaissance de Suzanne Plisson, l’infirmière qui deviendra sa femme en 1922. Il aura un fils, Michel Droit, qui deviendra académicien.

      Jean Droit termine la guerre comme Chevalier de la Légion d’Honneur et titulaire des Croix de guerre française et belge avec quatre citations.

     

    



Jean Droit


     

     Il vient alors en France, d’abord en Provence, puis à Paris, où plus exactement à Vincennes. Il expose alors à la Nationale des Beaux Arts et au Salon des Humoristes. Il se fait connaître aussi pour ses illustrations de livres tels que : « Maria Chapdelaine », « Mémoire de deux jeunes mariés », « L’escapade », etc. Il est un temps l’un des dessinateurs légers et grivois du journal le « Sourire ». Il ne dédaigne pas l’art des affiches. Il est l’auteur par exemple de celle des Jeux Olympiques de 1924. Mais c’est dans l’art du portrait qu’il est le plus brillant : soit d’après nature, soit portrait d’imagination. Son sens de l’humour lui permet de créer des scènes extrêmement plaisantes.

      A partir de 1930, Jean Droit se fixe dans la région : d’abord à Presles, puis à Parmain (rue de Nesles), enfin à L’Isle-Adam où il habite au 11 avenue de Paris, pendant l’occupation, et ensuite au 42 de la même avenue. Il décore les parois murales de l’école maternelle de L’Isle-Adam. Il était un grand amoureux de la nature et son domaine de prédilection était la forêt de L’Isle-Adam dont il connaissait à la perfection la flore et la faune. L’Isle-Adam l’avait aussi attiré par sa concentration de personnalités attachantes et amicales : le docteur Louis Senlecq, Georges Duhamel, Emile Henriot, Francis Carco, André Luguet, Jean Sarment, Saturnin Fabre, Madeleine Luka.

      De nouveau mobilisé en 1939, le capitaine Jean Droit est chef de la section topographique de l’Etat-Major de la 14ème division d’infanterie (Général de Lattre de Tassigny). Il reçoit la Croix de guerre 1939 et sera fait officier de la Légion d’Honneur.

      De retour à L’Isle-Adam, il rencontre Fjerdingstad et l’abbé Breuil qui deviennent ses amis.

      En 1961, âgé de 77 ans, il rentre à Vincennes pour y mourir après une longue maladie. Ses obsèques ont lieu à L’Isle-Adam le samedi 9 décembre à 11h30, dans la plus stricte intimité.



Illustration du Livre d'Or de la Guerre 14-18 de L'Isle-Adam

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