Association Les Amis de L'Isle Adam

     Les trois châteaux du domaine de Châteaupré - Cassan

     Le domaine de Châteaupré appartenait au XVIème siècle à Guillaume de Rangon, qui détenait ce fief noble de la famille Scalle. Sa veuve, sans enfant, Anne Dauvergne, se remarie, le 11 juillet 1567, avec Philippe de Cassant, gentilhomme piémontais. En 1583, il est qualifié d’écuyer d'écurie de Diane de France, fille légitimée du roi Henri II. Pour éviter les jalousies à la cour du roi, il se fait naturaliser français et donne le nom de « Cassan » à son domaine. La faveur royale, contrairement aux usages des fiefs et coutumes, avait permis de substituer le nom de Cassan à celui de Châteaupré.
A Philippe de Cassant, succéderont Philippe II, François I, François II, François III et Alexandre-Pierre-Nicolas.

     Le 1er mars 1778, Pierre-Jacques Bergeret achète à son cousin, Alexandre-Pierre-Nicolas de Cassan, le domaine de Châteaupré. Il fait aménager, avec l'aide de Fragonard, le château, qui remonte probablement vers 1700. Ce château  est situé dans une île au milieu d’un étang et on y accède par deux ponts en bois. Bergeret crée aussi un parc à l'anglaise comparable à ceux du petit Trianon et d'Ermenonville et fait construire le fameux Pavillon Chinois.
L'entrée de la propriété s'effectue par une grille donnant sur la Voie-aux-vaches.
Rosalie Fragonard, la fille de l’artiste, passera les dernières années de sa vie au château de Cassan, chez les Bergeret, où elle mourra le 8 octobre 1788, à l’âge de 18 ans.
Le 1er novembre 1803, Bergeret vend sa propriété à son architecte Courtiller. Un an après, le domaine passe aux mains de Louis-Hippolyte Charles, officier d'ordonnance du Général Leclerc, puis fournisseur aux armées, connu pour être l’amant de Joséphine de Beauharnais.
Le domaine de Cassan est vendu en 1828 à Jacques Honoré Recappé, ancien notaire et conseiller général de la Seine et Oise, qui laisse le domaine à l'abandon. Jules Alexandre Alphonse Bonnin, ancien entrepreneur de plomberie, qui avait fait fortune en installant le gaz d’éclairage à Paris, achète en 1866 le domaine de Cassan. Il fait nettoyer et remanier le parc, restaurer les communs, la ferme, les bâtiments des concierges, le Pavillon Chinois et le château. En 1867, il fait construire un nouveau château sur les hauteurs du parc, avec vue sur la vallée.
La propriété est vendue en 1903 à Jacques Gustave Béjot, agent de change. Celui-ci fait démolir le château édifié par son prédécesseur et fait construire un autre sur le même emplacement, dans le style du Trianon. Il fait aussi démolir en 1908 le vieux château Bergeret.
La Seconde Guerre mondiale achève le domaine. Le château, qui était occupé par des officiers de la Luftwaffe est touché par des bombes alliées en 1944. Laissé à l'abandon, il sera démoli en 1960, pour des raisons de sécurité.
Le parc est ensuite vendu à un promoteur qui entreprend, à partir de 1970, un lotissement de 500 pavillons. 

 Château Bergeret


 Château Bonnin

Château Béjot

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